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Du 31 mai au 2 juin, le Millésime Festival posera de nouveau ses trois scènes en bord de Garonne, à La Réole, au sud-ouest de Bordeaux. Depuis la recrudescence de l'évènement en 2017, après de longues années d'absence, Bruno Marty maire de la ville, ne cache pas son engouement quant au fait d'accueillir cette fête chaque année au sein de sa commune.

« Je suis devenu maire en 2014 », se souvient-il, « à l'époque on possédait déjà des festivals de musiques anciennes et classique, mais je soutenais une toute autre dynamique ». À l'origine amateur de rock, mais aussi de dub et de drum and bass, c'est tout naturellement que Monsieur le Maire s'est attelé à « trouver une association capable de porter un évènement consacré aux musiques électroniques ». En 2016, par le biais du bouche à oreille, l'association Art Scenik a contacté la municipalité de La Réole afin d'organiser une petite soirée underground. Après une première version – qui ne portait pas encore le nom de Millésime – ayant accueilli 800 personnes sur le terrain de rugby de la ville, c'est en 2017 et avec l'association Hangar A que le festival tel qu'on le connaît aujourd'hui, naquit véritablement, dans un « espace plus vaste et plus proche du centre ville » : l'hippodrome Mijéma.

« Il est primordial que le festival soit pleinement intégré et qu'il participe à l'animation de la ville », indique Bruno Marty, « je souhaitais qu'à travers le festival il y ait aussi des animations dans La Réole et que les festivaliers puissent profiter de notre belle commune. » Dans cette intention, un « between » – comme l'appelle M. Marty, puisqu'il ne s'agira ni d'un before, ni d'un after – se tiendra dans l'un des bars Réolais. Selon lui, l'acceptation de cette manifestation par les habitants est due en grande partie au fait que les festivaliers représentent un potentiel important pour les commerces locaux. « Ils s'installent en terrasse, mangent une glace, boivent un verre, et d'autres réservent même des chambres d'hôtes ou des restaurants. », explique-t-il. De plus, depuis le lancement du festival, aucun incident majeur n'a été à déplorer et même le taux d'entrées aux urgences est sensiblement inférieur aux autres évènements réolais. Concernant l'opinion publique sur les consommations et la pollution engendrées par ce type de rassemblement, le maire soutient que pour avoir participé à de nombreux autres évènements, non électroniques, il avait « constaté beaucoup plus de non-respect, que ce soit de soi, ou des autres. »

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Lorsque l'on aborde l'avenir du Millésime, Bruno Marty est catégorique sur le fait qu'il serait une erreur d'y mettre fin, car il s'agit d'un « élément important permettant de donner une image ouverte et moderne de La Réole ». Toutefois, il demeure « conscient qu'en fonction des municipalités il peut y avoir d'autre considérations. ». C'est pourquoi il travaille conjointement avec les organisateurs, sur une convention visant à assurer la pérennité du festival au sein de la ville. Il a même en tête de nombreux autres projets, comme l'investissement d'une ancienne prison afin d'y organiser des « évènements underground » en amont du Millésime, ou encore la mise à contribution de la paroisse réolaise, afin de bénéficier l'an prochain de la participation de l'orgue majestueux du Prieuré des Bénédictins.

Ce maire tout à fait exceptionnel ne se contente pas seulement de gérer l'organisation de l'événement depuis son bureau. En effet, il participe chaque année pleinement à son festival. « Je suis avec les festivaliers les deux soirs et même jusqu'à six heures du matin ! », confie-t-il avec entrain, « Plutôt endurant, je tiens à être présent le plus possible. » Cette année, il assistera certainement à la prestation de Vandal, déjà présent l'an dernier, et il se laissera sûrement tenter par le set drum and bass d'Elisa do Brasil, puis il se « laissera aller au gré de la musique ».

Toutes les informations et la programmation complète sont à retrouver sur le site internet du Millésime festival ou sur la page Facebook de l'évènement