Photo en Une : © D.R

Pour nombre de festivaliers, le Pitchfork Music Festival se caractérise cette année par les passages de Kaytranada, Daniel Avery, Jeremy Underground ou The Voidz. Seulement, le média américain, fameux révélateur de groupes d'indés outre-Atlantique, est fin connaisseur et a glissé dans sa programmation une poignée d'artistes — injustement méconnus ou pas — qui feront, derrière les têtes d'affiche, de cette édition 2018 un festival inoubliable.

   À lire également
Derrière les disques qui ont façonné Gabe Gurnsey, cet artiste qui sait marier pop et techno comme personne

Jeudi 1er novembre, c'est New Optimism qui donnera le La. En ouverture du festival, Miho Hatori, ex-membre du groupe de pop japonaise Cibo Matto et collaboratrice de Gorillaz, Beck et les Beastie Boys — rien que ça — viendra présenter sa techno glitchée et psychédélique au public de la Grande Halle de la Villette. La chanteuse et productrice est touche-à-tout et le fait aussi bien ressentir dans des tracks hypnotisantes que dans une imagerie aux codes faussement old school.

Vendredi, Tirzah séduira avec son univers r&b touchant, comme les prémices du concert de Blood Orange, quelques heures plus tard. Entre Jorja Smith et Sampha, il s'annonce d'ores et déjà difficile de ne pas tomber sous le charme de la Britannique.

Dans l'ombre du géant Daniel Avery, chargé du closing, il y a Avalon Emerson qui, à partir de 03h, envahira de sa techno ultra texturée la salle de la Villette. En apportant un souffle intelligent, souvent par le biais de nappes synthétiques mélodiques sur d'énormes kicks, qui fait sa pâte, son set s'annonce électrique et immanquable.