Photo en Une : © Eilon Paz


D’origine israélienne, Eilon Paz débarque à New York en 2008. Une fois aux États-Unis, le photographe arpente les disquaires et y dépense beaucoup d’argent pour sa collection personnelle. Après avoir lu un article du magazine Village Voice sur Frank Gossner, un collectionneur allemand de Brooklyn, se déplaçant en Afrique pour choper ses galettes, l’idée prend forme. Eilon décide de rencontrer ce fameux Frank ainsi que Joel Oliveira, le Brésilien à la tête de la fameuse boutique Tropicalia in Furs de Manhattan. Dès lors, son projet Dust & Grooves peut commencer.

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Eddie 3 Ways, un entrepôt en Nouvelle-Orléans contenant un bazar de vinyles. © Eilon Paz

À travers ses voyages, Eilon part à la recherche des gens entretenant une relation spéciale avec le vinyle. Le photographe utilise différentes techniques de collage et intègre même des interviews à son livre. D’un village au Ghana à un océan de vinyles en Nouvelle-Orléans, Eilon passe par un bon nombre de pays entre la France, la Turquie, l’Allemagne, l’Italie et plein d’autres.

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Un exemple de collage réalisé par Eilon avec le magasin Tropicalia In Furs, à Mannathan. © Eilon Paz

L’édition de Dust & Grooves a été financée sur Kickstarter, plateforme de crowdfunding, sur laquelle l’auteur a reçu bien plus d’argent qu’il ne le pensait. Ce succès lui permet de proposer une oeuvre de 468 pages. Les ventes du livre ont tellement bien fonctionné lors de sa première édition au printemps 2014 qu’il a été réédité avec une interview de Questlove, batteur de The Roots.

Considérant avoir rendu un travail abouti, Eilon Paz se penche sur un nouveau sujet de passionnés : les pédales d’effets de guitaristes. D’ici là, ses photographies sont visibles jusqu’au 20 janvier à la Maison des associations de Rennes.

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Eilon Paz devant l'un de ses clichés de Questlove. © DR


Source : Ouest-France